

Les esturgeons sont de véritables témoins du passé, car leurs origines remontent au Crétacé. La surexploitation par la pêche commerciale et la dégradation des frayères ont mené l'esturgeon jaune du Saint-Laurent vers une situation alarmante. C'est en 1987, suite à un avis scientifique que l'alarme fût sonnée pour l'esturgeon jaune du fleuve Saint-Laurent. Des mesures réglementaires ont graduellement été mises en place pour réduire le prélèvement de cette espèce convoitée et de grande importance économique. Un quota de pêche commerciale de 200 tonnes a été imposé en 1999, puis successivement réduit à 80 tonnes en trois ans, soit une réduction de 20% du quota par année entre 2000 et 2002.
Des efforts importants ont également été déployés par les agents de protection de la faune afin réduire le braconnage. Dans le but de soutenir cet effort de rétablissement de l'espèce, la restauration des habitats de reproduction dans les principaux sites connus constitue donc une avenue prometteuse pour favoriser un meilleur recrutement de nouveaux individus. La population d'esturgeon jaune du fleuve Saint-Laurent ne compte qu'environ dix frayères pour assurer la pérennité de toute la population située entre le lac Saint-Louis et Québec. Deux de ces frayères sont situées dans le bassin versant de la rivière L'Assomption, soit dans les rivières L'Assomption et Ouareau, respectivement sur le territoire des villes de Joliette et de Crabtree.



Voici la méthode qui fut utilisée pour procéder à ce nettoyage. Tout d'abord, le substrat à nettoyer était dégagé à l'aide de pelles, puis il était transporté dans des bacs, à l'aide de brouettes. Les bacs contenant du substrat brut étaient utilisés comme réserve pour permettre de dégager une plus grande surface de travail entre les sections nettoyées et non-nettoyées.
Le Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec, direction régionale de Lanaudière et la Corporation de l'Aménagement de la Rivière l'Assomption (CARA) étaient partenaires de ce projet subventionné par le programme ÉcoAction d'Environnement Canada.

Esturgeon jaune
Source:Tennessee Aquarium
Il y avait deux stations opérées par une pompe chacune. La première était composée d'un bac de substrat non-nettoyé, d'un système de pompage par "venturi" ainsi que de deux tamis superposés, de grosseurs différentes (mailles de 1/4 et de 1/8 de pouces), déposés sur une poubelle. Pour commencer, de l'eau était ajoutée dans ce bac, puis avec la pompe, on retirait l'eau et les particules fines (gravier, sable et argile) du substrat plus grossier. Le matériel pompé était ensuite filtré par les tamis superposés, et la poubelle servait à récupérer les sédiments fins tout en laissant l'eau en sortir.La deuxième station de nettoyage était composée de deux tamis déposés sur une poubelle toutcomme à la première station. Cependant, le substrat à nettoyer devait être déposé sur les tamis à l'aide d'une pelle, puis celui-ci était nettoyé avec l'eau qu'apportait la pompe.

Les amas de sable et d'argile extraits étaient donc régulièrement vidés des poubelles, puis transportés à la rive à l'écart de la frayère dans la zone de dépôt. Finalement, le substrat nettoyé était placé dans des bacs de substrat net.



Les roches étaient pelletées à nouveau dans la brouette pour être replacées au fur et à mesure que le nettoyage avançait pour reformer la frayère.Tout au long de la restauration de la frayère, une barrière à sédiments (toile géotextile) était placée en aval dans la rivière afin de retenir les sédiments en suspension dans l'eau. Cette toile était retirée de la rivière à tous les jours afin de la nettoyer des sédiments qui s'y étaient accumulés.À la suite des travaux de restauration de la frayère, l'équipe a procédé à la stabilisation des sédiments.La zone de dépôt a été ensemencée, puis recouverte d'une toile d'enkamat (toile perforée bio-photodégradable).





